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dc.contributor.editorMemmi, Dominique
dc.contributor.editorRaveneau, Gilles
dc.contributor.editorTaïeb, Emmanuel
dc.date.accessioned2022-12-15T09:07:34Z
dc.date.available2022-12-15T09:07:34Z
dc.date.issued2016
dc.identifierONIX_20221215_9782753563339_264
dc.identifier.issn2827-3001
dc.identifier.urihttps://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/95267
dc.languageFrench
dc.relation.ispartofseriesLe sens social
dc.subject.classificationbic Book Industry Communication::J Society & social sciences::JK Social services & welfare, criminology::JKS Social welfare & social services::JKSN Social work
dc.subject.classificationthema EDItEUR::J Society and Social Sciences::JK Social services and welfare, criminology::JKS Social welfare and social services::JKSN Social worken_US
dc.subject.othertravail social
dc.subject.otherdégoût
dc.subject.otheranthropologie des sensibilités
dc.subject.othernormes sociales
dc.titleLe social à l’épreuve du dégoût
dc.typebook
oapen.abstract.otherlanguageCorps du malade, du mourant, du mort, du pauvre : au cœur de nos sociétés contemporaines, des agents administrent pour le monde social et à sa place les marges de la vie biologique et sociale. Comment les pompiers, les travailleurs sociaux, les employés des pompes funèbres, les aides-soignantes, les infirmières et médecins se débrouillent-ils avec le « sale boulot » ? Parmi les émotions dont ils peuvent être affectés, il en est une, particulièrement archaïque, apparemment spontanée et difficile à réprimer : le dégoût. Il renvoie aux sensations du corps, mais recèle aussi une dimension sociale : pas seulement dégoût du goût des autres, mais peur de devenir comme eux, surtout s’ils sont jugés socialement inférieurs. Le dégoût traduit une urgence à se « séparer ». Réaction somatique à la crainte du rapprochement physique et social, émotion « mixophobe », le dégoût trace une frontière avec l’autre, révélant les inavouables sociaux de nos sociétés. Cet ouvrage interroge ce que le dégoût « fait » aux interactions. On y découvre l’opposition radicale entre coulisses et scène, régie par l’autocensure professionnelle, et les mille stratagèmes permettant d’affronter ce qui révulse. Limitation du toucher, port de gants, lavage obsessionnel, embellissement du cadavre et toilettage des mots eux-mêmes, autant de techniques visant à mettre à distance la vie organique… des autres. Révélatrices d’une souffrance spécifique au travail, ces stratégies professionnelles avouent une ambivalence d’autant plus menaçante qu’elle semble de plus en plus indicible. Car secrété par le processus de civilisation, le dégoût est pris dans des interdits sociétaux incitant à le taire. Cela en fait un instrument d’autant plus précieux de lecture du monde social. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l’histoire, à la sociologie et à l’anthropologie des sensibilités.
oapen.identifier.doi10.4000/books.pur.70232
oapen.relation.isPublishedBy39788d67-70b5-4e83-ba77-a5692a861af6
oapen.relation.isbn9782753563339
oapen.relation.isbn9782753550896
oapen.pages218
oapen.place.publicationRennes


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