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dc.contributor.editorHaber, Stéphane
dc.contributor.editorMacé, Arnaud
dc.date.accessioned2022-07-01T16:20:28Z
dc.date.available2022-07-01T16:20:28Z
dc.date.issued2012
dc.identifierONIX_20220701_9782848677347_1671
dc.identifier.urihttps://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/86200
dc.languageFrench
dc.relation.ispartofseriesAnnales littéraires
dc.subject.classificationthema EDItEUR::G Reference, Information and Interdisciplinary subjects::GT Interdisciplinary studies::GTZ General studies and General knowledgeen_US
dc.subject.othersociété
dc.subject.othermodernité
dc.subject.othernature
dc.titleAnciens et Modernes par-delà nature et société
dc.typebook
oapen.abstract.otherlanguageD’abord, la « Nature », avec ses composantes bigarrées, ses lois inexorables et ses principes aveugles ; et puis, au-dessus d’elle, la supplantant, l’écrasant, la « Société », recueil des expressions de l’ingéniosité humaine, somme des arrangements plus ou moins fi ables dont nous avons convenu entre nous. Ce schéma dualiste, dans lequel se concentre une partie de l’héritage idéaliste de la pensée philosophique occidentale, a joué un rôle central dans l’autocompréhension historique de la modernité. Certains hommes seraient devenus, justement, modernes, et ils auraient conféré cette qualité éminente à leurs idées, en particulier aux savoirs qu’ils se proposaient de développer, en séparant de façon tranchante Nature et Société. Ce faisant, ils les auraient rendues, dit-on, pensables l’une et l’autre. Le présent ouvrage prend le contre-pied de cette conception en développant deux motifs. Premièrement : la « modernité » s’est aussi construite autour de positions qui insistaient sur l’appartenance des êtres humains à l’ordre englobant de la Nature, qui, par exemple, illustraient la continuité entre les savoirs visant le corps organique et le corps social. Deuxièmement : cette modernité-là ne rompt nullement avec l’Antiquité. Car les Grecs et les Latins n’ont pas seulement institué ce partage ; ils se sont aussi inquiétés de sa valeur et de ses limites – ils l’ont discuté, déplacé, dissout, refondé, à mesure qu’ils entendaient justifier de nouveaux savoirs, les séparer d’autres ou les unir en de nouvelles continuités. Ainsi se substitue à la césure moderne le temps long d’une histoire où la multiplicité des façons de faire et de défaire cette frontière accompagne depuis l’Antiquité la production des savoirs. Nous héritons dès lors d’une autre histoire que celle que nous nous sommes racontée. Faudra-t-il renoncer à trier les êtres ou les processus selon qu’ils paraissent relever plutôt de l’existence naturelle ou de l’artificialité sociale ? Il suffira de désinvestir ce geste : lui rendre sa juste mesure, celle de n’être qu’un moyen, tout aussi utile que le geste opposé, lorsque l’on veut faire paraître des objets de pratique ou de connaissance, selon leurs discontinuités plutôt que leurs continuités. Aucune thèse dogmatique ne sort donc du travail de déprise auquel incite cet ouvrage. Peut-être une conviction : l’avenir de notre interprétation philosophique du « social » tiendra probablement beaucoup à notre capacité à le rapprocher du « naturel », c’est-à-dire à dévoiler la masse des liens d’appartenance, de dépendance, de continuité, d’analogie, d’entrelacement, qui le rattachent à ce que l’on avait pris à tort pour son autre absolu.
oapen.identifier.doi10.4000/books.pufc.42387
oapen.relation.isPublishedBy1a81a824-ff36-49a0-8192-4eba83ae406d
oapen.relation.isbn9782848677347
oapen.relation.isbn9782848674155
oapen.pages250
oapen.place.publicationBesançon


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